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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 23:23

C’est un joli domaine d’une trentaine d’hectares situé à l’ouest de Brignolles, cultivé en bio (contrôle Ecocert), mais où tous les processus de fonctionnement sont également respectueux de l’environnement. Le domaine des Annibals tire son nom de toute une lignée de propriétaires ainsi surnommés en référence à Hannibal, qui serait passé à proximité avant de franchir les Alpes. Notons que la présentation des vins est tout à fait agréable et de bon goût, reprenant sur l’étiquette un éléphant « d’Hannibal ».

BLANC 2009 cuvée « LA JOUVENCELLE » : (90 % Rolle, 10 % Ugni blanc). Joli vin, avec une belle intensité aromatique. La bouche a de l’ampleur et une puissance certaine, lui permettant plats épicés, poissons et coquillages iodés. Belle définition. **

ROSE 2009, cuvée « SUIVEZ-MOI JEUNE HOMME » : (60 % Cinsaut, 40 % Grenache) issu de petits rendements. Jolis arômes de fruits rouges, groseille framboise. La bouche est assez puissante, avec de la rondeur et un jolie finale pure. (Il tire son nom des rubans qui ornaient les chapeaux des femmes il y a un siècle et qui, ondulant au grès des mouvements de la dame, semblaient lancer une invitation aux jeunes gens qui la suivaient). **

ROUGE 2008 cuvée « FESSE-MATHIEU » : (60 % Syrah, 40 % Grenache) ainsi nommé parce que les vignes de syrah qui le composent sont avares de leurs raisins, produisant peu. Très joli nez sur les fruits rouges et noirs. La bouche est assez structurée, mais charmeuse, aux tanins fins. C’est cependant un peu court en bouche. *

ROUGE 2007 cuvée « LA RIBOTE » : Beau nez gourmand, qui s’appuie sur un boisé maitrisé. La bouche est pleine et riche. Belle composition et tanins fins. **

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 00:13

Voilà à peu près vingt-cinq ans que j’ai rencontré Philippe et Catherine Delesvaux, dans les allées de l’un des premiers Salon des vins de Loire. Que de chemin parcouru ! Que d’obstacle franchis par celui qui se disait alors « vigneron de père en fille depuis 1983 ». Sans jamais transiger sur leurs convictions ils ont créé un domaine qui produit depuis longtemps des vins parmi les plus fascinants de la Loire. Ici, la nature seule produit le sucre qui est dans le raisin. Et c’est, sans en faire un argument de vente, depuis longtemps un adepte d’une viticulture respectueuse de la nature.

 

ANJOU ROUGE 2008 (cabernet franc) Belle couleur rubis. Le nez est sur les fruits rouges, la framboise et le cassis. La bouche est fraîche et coulante, avec des tanins fermes, accrochés au sol de schistes. *

ANJOU ROUGE « MONTEE DE L’EPINE » 2008 (cabernet sauvignon) Couleur profonde, grenat. Le nez est sur le cassis avec une petite note de pruneau. La bouche a une très belle densité, sans agressivité. Tanins très serrés, fins, avec un bel éqillibre. Un vin qui « respire ». **

ANJOU BLANC SEC « FEUILLE D’OR » 2008 : Or-vert. Le nez est puissant : cire, fumée, tilleul. La bouche est très tendue avec une note saline en finale, et une extrême minéralité. ***

ANJOU BLANC SEC « FRANC DE PIED » 2008 : Issu de rendements misérables (non voulus) sur un hectare de vignes non-greffées, on se trouve face à un vin d’une énorme puissance aromatique, avec un surplus de notes de fruits jaunes, de tilleul, de miel. La bouche est très puissante, presque tannique de minéralité, on a littéralement « le caillou dans le verre ». La note saline est très nette. Un vin fascinant. ***

COTEAUX DU LAYON SAINT-AUBIN 2008 : (chenin passerillé) Les arômes de tilleul, de miel, de genêt sont dominants par rapport à la minéralité. Impeccable tension acide, pour ce joli vin d’apéritif. **

COTEAUX DU LAYON « LES CLOS » 2008 : Magnifique équilibre mettant en évidence l’élégance, la finesse. Le sucre n’est ici en rien écœurant (et pourtant 100g de sucre résiduel). La minéralité est encore cachée derrière la richesse du fruit. Superbe. ***

COTEAUX DU LAYON « SELECTION DE GRAINS NOBLES » 2006 : On est confondu par la précision de ce vin. Jamais ce n’est lourd, collant. Les arômes sont très précis, élégants. L’équilibre en bouche, le « naturel » de cet équilibre sont évidents. On est devant un monument. ***

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 23:42

Domaine pionnier de la qualité à Pouilly, le domaine Ferret-Lorton a historiquement été conduit par des femmes de forte personnalité. C’est Madame Jeanne Ferret-Lorton qui a par exemple, décidé de classer ses climats en « têtes de crus » et « crus hors classe », car cette appellation n’a pas de classement en premiers crus et grands crus. Récemment racheté par la maison Jadot, mais en demeurant totalement indépendant pour la conduite, le domaine Ferret-Lorton est aujourd’hui dirigé par Madame Audrey Braccini.

 

POUILLY-FUISSE 2008 : Très beau nez de fruits jaunes, très légèrement vanillé. La bouche est très ample, étalant son fruit. C’est un vin de grand plaisir, idéal sur des entrées ou à l’apéritif. Délicieux. **

POUILLY-FUISSE TETE DE CRU « LES CLOS » 2007 : Si le nez est extrêmement élégant, légèrement fumé, minéral, la bouche est bien composée bien qu’encore un peu serrée. Grande élégance. **

POUILLY-FUISSE HORS CLASSE « TOURNANT DE POUILLY » 2004 : Magnifique or vert. Nez complexe, écorce d’orange, note de caramel au beurre salé. En bouche, grande minéralité, pour une grande élégance portée par une tension acide forte. ***

POUILLY-FUISSE HORS CLASSE « LES MENETRIERES » 2006 : Magnifique or-vert, un peu plus jaune que le Tournant de Pouilly. Le nez est extrêmement puissant, ample, riche, avec des notes d’orange, de pain, de chèvrefeuille. La bouche offre un superbe volume, de la richesse, avec une très bonne tension acide. Superbe. ***

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 16:20

Le 25 janvier nous avons également eu la chance de faire une petite dégustation verticale du premier cru de Pommard, Les Epenots. Celui-ci est situé en limite nord de la commune, touchant Beaune et en particulier son premier cru Les Boucherottes (à ne pas confondre avec Pommard Les Boucherottes).

 

2007 : Très joli nez, très fin, sur les petits fruits rouges, un peu de cassis, de la griotte. La bouche est relativement mince, tout en finesse. On voit bien qu’il s’agit d’un petit millésime mais, déjà délicieux, on en profitera pendant les 3 à 5 ans à venir, sur un rôti de bœuf. *

2005 : Presque muet au nez. En revanche la bouche est extrêmement serrée, denseavec une profondeur évidente qui se laisse deviner. Un grand millésime, qui accompagnera gibiers, viandes rouges, d’ici une dizaine d’année. ***

2004 : Il est presque prêt. Si le nez n’est pas très puissant, il y a de l’élégance. La bouche est ronde et souple, avec une bonne profondeur. Un note légèrement végétale s’insinue en fin de bouche. *

2003 : La couleur est très marquée, dense pour du pinot. Le nez est encore un peu fermé, mais présente de magnifiques notes de fruits noirs (cassis), de fumée, de notes empyreumatiques qui flottent au-dessus. La bouche est très puissante, avec une finale aux tanins serrés et marqués. Gros potentiel ***

2002 : La couleur est dense, profonde. Le nez est très élégant, sur des notes soyeuses, de fruits mûrs. La bouche s’inscrit dans un cercle quasi parfait, et les tanins sont soyeux. Une caresse. ***

2001 : Couleur moyenne. Le nez est moyennement puissant, et il souffre en bouche d’un manque de chair. La finale est également acide. Petit millésime à boire.

 

Le premier cru de Pommard, Les Epenots, se montre  propice à produire des vins de grand format, emplissant bien la bouche, mais pouvant atteindre à une finesse et une élégance remarquables. Trois millésimes sortent du lot, 2002 qui semble avoir atteint sa plénitude, 2005, de grand équilibre, qui puise dans sa trame très serrée ses espoirs de durée, et 2003, expansif, dévorant, qui pourra compter sur sa puissance et sa grosse structure tannique pour affronter le temps.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 16:16

Le premier cru Les Combettes représente chez Louis Jadot une production de trois pièces par an. Ce vin est très apprécié à l’étranger et, de ce fait est peu connu du marché français. Les Combettes sont situées en limite nord de la commune, touchant Meursault, mais à la même altitude que les grands crus, situés au sud. Le sol est très pierreux, ce qui est donne une minéralité forte au vin. Le 25 janvier, j’ai eu l’occasion d’en faire une dégustation verticale sur 6 millésimes, que voici.

 

PULIGNY-MONTRACHET 1er cru LES COMBETTES

2007 : Floral au nez, moyennement puissant. Le bois est encore très présent. On sent par derrière une belle matière, avec une belle sensation d’amande fraîche. Assez rond et souple, plutôt vite accessible. *

2004 : Très beaux arômes qui se dégagent du bois. Crémeux, avec une note grasse de frangipane, d’amande, de beurre. La bouche est ronde, avec une longueur moyenne. *

2003 : Beaucoup de volume, mais « aromatiquement chaud ». On commence à aller vers la brioche. En bouche il est marqué par la puissance alcoolique. On le réservera à des viandes blanches et des préparations épicées. Long en bouche. *

2001 : D’une configuration radicalement différente. On a encore ici la présence d’agrumes, de noisettes fraîches, avec une tension acide plus forte. Mais il est relativement fermé à ce stade. **

2000 : Un peu de torréfaction au nez, avec un volume assez important en bouche. Celle-ci est ronde et puissante, avec une acidité assez forte en finale, gage d’un vieillissement harmonieux. *

1998 : C’est un équilibre très différent, avec un vin très tendu, pas très puissant, mais très élégant. Apparaissent des notes de torréfaction : amande grillée en finale, pour un vin de grande classe. *

 

Cette dégustation évite les meilleurs millésimes : 1999, 2002 et 2005. Elle montre l’importance du caractère climatique pour chaque millésime. Il me semble que les millésimes les plus tendus, 1998 et 2001 dégagent un supplément d’élégance. Même s’il est en phase de repli 2001 présente le meilleur potentiel.

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:49

Voici, comme chaque année maintenant, mes impressions après dégustation des vins disponibles à la vente en cette année 2010.
COLOMBEY 2006 (AOC Bordeaux) : Couleur moyenne. Du fruit, de la cerise avec de légères notes d'évolution vers le cuir. Bouche souple, légèrement animale. Tanins souples, coulant.
Château BONNET rouge 2006 (Bordeaux) : Très jolie couleur rubis. Le nez est très sympathique, sur les fruits rouges, avec des notes vanillées bien dosées. Bouche souple, bien constituée, plutôt gourmande. *
Château GROSSOMBRE 2005 (Bordeaux) : Couleur moyenne. Le nez est sur les fruits noirs, avec une certaine profondeur. La bouche est bien structurée, mais moyennement dense, avec des tanins très fins.
Château GROSSOMBRE 2004 (bordeaux) : Couleur moyenne +. Le nez est "sérieux", sur les fruits noirs. La bouche est bien constituée, assez serrée. Un peu d'austérité.
Château BONNET RESERVE  rouge 2006 (Bordeaux) : Sous le bel habillage vanillé, de très jolis arômes de fruits rouges et noirs, un peu d'épices. La bouche est flatteuse, assez gourmande. Bons tanins. *
Château BONNET RESERVE rouge 2005 (Bordeaux) : D'un style beaucoup plus volumineux, il est en phase de renfermement aromatique. Le nez digère le bois. La bouche est ample, très construite. Tanins très fins. ***BONNET.jpgChâteau Bonnet, la référence en AOC Bordeaux
Château BONNET RESERVE rouge 2004 (Bordeaux) : Il est également encore un peu retenu, structuré, mais il commence à s’ouvrir sur de belles notes épicées et de pruneau. Les tanins sont fins. *

Château TOUR DE SEGUR 2006 (Lussac Saint-Emilion) : Il présente d’ores et déjà un charme certain. On remarque cependant une petite amertume sur les tanins, qui demandent encore à se fondre.

Château COUCHEROY rouge 2007 (Pessac-Léognan) : Couleur moyenne. Le nez est discret, sur les fruits rouges. La bouche est croquante, avec des tanins très souples. A apprécier rapidement, sur sa fraîcheur.

Château COUCHEROY rouge 2006 (Pessac-Léognan) : Couleur de bonne intensité. Le nez est assez puissant, montrant qu’il a bien évolué ces derniers mois. La bouche s’équilibre également sur une bonne finesse, avec des tanins apaisés. Se goûte bien mieux qu’il y a quelques mois. *

Château LABARDE 2007 (Haut-Médoc) : Bonne couleur. Le nez est très séduisant, avec un fruit élégant. La bouche est assez coulante, mais bien constituée. Se goûte très bien. **

Château LABARDE 2006 (Haut-Médoc) : Bonne couleur. Le nez offre des notes de kirsch, de fruits rouges et noirs. La bouche est de belle structure. Il se goûte bien également. **

Château BARBE BLANCHE 2007 (Lussac Saint-Emilion) : Belle couleur, assez dense en ce petit millésime. Le nez est bien mûr, avec de légères notes de cachou. Il n’est pas très dense en bouche, assez souple et peut s’apprécier dès maintenant, sur son fruit. *

Château BARBE BLANCHE 2006 (Lussac Saint-Emilion) : Couleur profonde, dense. Le nez est un peu fermé, mais très fin, très élégant, sur des fruits rouges. La bouche est souple et coulante, tanins soyeux. Se goûte très bien. *BARBE BLANCHE 1Château BARBE BLANCHE

Château de ROCHEMORIN rouge 2006 (Pessac-Léognan) : Couleur dense. Le nez est très mûr et habillé d’un boisé assez toasté. Cela se retrouve en bouche, d’une densité moyenne avec un caractère torréfié en retour. Tanins fins, se goûte bien. *

Château de ROCHEMORIN rouge 2005 (Pessac-Léognan) : Couleur profonde. Le nez est encore fermé. La bouche présente une superbe structure, tout en finesse. Tanins de très beau grain. A attendre encore. ***

Château de ROCHEMORIN rouge 2004 (Pessac-Léognan) : Couleur profonde. Le nez commence à bien s’ouvrir, sur les fruits noirs, très nets, très cabernet. La bouche est ample, de bonne construction, avec des tanins fins. **

Château de CRUZEAU rouge 2005 (Pessac-Léognan) : Couleur profonde. Le nez est en phase d’ouverture, avec une explosion de fruits, très gourmande, une belle structure. Tanins fins. Superbe bouteille qui peut se boire dès à présent mais qu’on attendra avec bonus. ***CRZ-1.jpgChâteau de CRUZEAU, la maison bourgeoise au milieu des vignes

Château de CRUZEAU rouge 2004 (Pessac-Léognan) : La couleur est assez profonde et le nez s’ouvre sur des notes de maturité, un peu d’épices, de fruits cuits. La bouche est plutôt souple, avec une bonne matière qui emplit bien la bouche. Tanins fins. *

LABASTIDE DAUZAC 2007 (Margaux) : Très belle couleur dense, pour le deuxième vin de Château Dauzac. Le nez est très élégant, avec de petites notes de tabac mêlées aux fruits noirs. Bonne maturité en bouche, avec des tanins fins. **

LABASTIDE DAUZAC 2006 (Margaux) : Bonne couleur. Le nez s’ouvre sur un vin qui évolue déjà vers des notes de fruits noirs, d’épices. La bouche est de densité moyenne. Se goûte bien. *

Château COUHINS-LURTON rouge 2006 (Pessac-léognan) : Couleur très profonde. On retrouve les notes torréfiées qui font le style de château, avec des notes de tabac brun. La bouche est dense, riche, charnue, avec des tanins fins. **

Château LA LOUVIERE rouge 2004 (Pessac-Léognan) : Très belle couleur. Le nez n’est pas encore totalement ouvert mais il montre déjà toute son élégance. La bouche est très bien équilibrée, avec une jolie trame, un charme fou. C’est d’un grand classicisme. ***

Château DAUZAC 2004 (Margaux) : Enorme couleur. Ce vin affiche une très belle  intensité. Le nez, quoiqu’encore fermé est très élégant, bien boisé, sans excès. La bouche est bien structurée, ample, avec une superbe finesse, une grande élégance. Les tanins sont de classe. Il peut se goûter avec plaisir mais sa puissance et son équilibre lui assurent 10 ans de garde. ***

Château BONNET rosé 2009 (Bordeaux rosé) : Jolie couleur œil de perdrix. Délicieux arômes de fraise de groseille. Délicieusement gourmand en bouche, avec une petite pointe de gaz pour la fraîcheur. ***

Château de ROCHEMORIN, blanc 2008 (Pessac-Léognan) : Explosif au nez, sur des fruits jaunes et de belles notes de sauvignon mûr, agrumes. La bouche est très ample, très gourmande. Il plaira aux amateurs de vins jeunes et sa très bonne acidité l’accompagnera plus longtemps. **

Château de CRUZEAU , blanc 2007 (Pessac-Léognan) : Fermé et sur le bois, il est à goûter à nouveau dans un an.

Château COUHINS-LURTON blanc 2007 (Pessac-Léognan) : D’un style étonnamment moins tranchant qu’à l’habitude, il se goûte bien dès à présent. Fin, légèrement minéral, à apprécier sur sa jeunesse.

Château LA LOUVIERE blanc 2007 (Pessac-Léognan) : Jolis arômes très pleins, très classiques, avec un beau volume. La bouche est ample et dense, avec une acidité peut-être un peu basse qui lui permettra d’évoluer assez vite.

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 16:51

Parmi les vins que j'ai eu l'occasion de déguster pendant ces fêtes (je vous rappelle que je ne vous présente que des vins dégustés en condition professionnelle, c'est à dire hors repas, car je me méfie de tout apport de saveurs et d'odeurs externes), je veux quand même vous dire quelle émotion a été, une magnifique bouteille de Gewurztraminer Vendange Tardive 1990 de la maison Trimbach à Ribeauvillé (grands crus Geisberg-Osterberg). Fidèle au style Trimbach, cette bouteille était d'une élégance, d'une pureté aromatique, d'une précision tout à fait exceptionnelles, avec une minéralité superbe incroyablement dosée. Loin de tout style tapageur, cette bouteille s'inscrivait comme une évidence, avec un sucre résiduel se faisant presque oublier. C'est ce qui, pour moi, définit un grand vin.

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 16:40

Voici pour finir cette année 2009 de dégustation, quelques vins grappillés dans le bordelais, et non encore chroniqués. Comme ils ne sont pas sans intérêt, je vous les propose ici.

Château CHANTELYS 2005  (Médoc) : située à Prignac, dans le nord du Médoc, cette propriété propose le plus souvent des vins très intéressants, de style classique. Bonne couleur, assez dense. Du fruit au nez, très typique du millésime, c'est-à-dire de type « froid », sans trace de sur maturité, très pur. La bouche a de la puissance, de la densité, très serrée, et s’achève sur des tanins fins. **

Château CHANTELYS 2000 « Cabernet-sauvignon » (Médoc) : En 2000 ce château a mis en bouteilles une petite partie de la vendange sans assemblage. Il y a donc du Chantelys Merlot, du Chantelys Petit-Verdot et du Chantelys Cabernet-Sauvignon, que j’ai eu l’occasion de goûter récemment. La couleur est magnifiquement profonde et très fraîche. Le nez présente le cabernet-sauvignon dans toute sa splendeur, bien mûr, sur de très beaux arômes de cassis, encore très frais. La bouche offre un velouté et une densité remarquables, que confirment les tanins finaux. Une excellente bouteille, à son apogée, qui peut vieillir encore une bonne dizaine d’années tant l’équilibre y est bon. ***

Château des GRAVES 2005 (Graves AOC) : Situé sur la commune de Portets à 35 Km au sud de Bordeaux, qui présentent des terroirs de qualité, c’est une petite propriété d’une dizaine d’hectares cultivés en culture raisonnée.  Ce 2005 présente une bonne couleur, dense. Le nez exhale un joli fruit classique, marqué par le merlot : bigarreau, cassis. La bouche est puissante et s’achève par des tanins soyeux. L’ensemble est plaisant, et peut se boire dès à présent. *

Château LE CARILLON 2006 (Pomerol) : En fait, il s’agit du deuxième vin de Château Rouget. Très beau nez, élégant, avec de la noblesse, mis en valeur par un bel habillage boisé. La bouche a une belle puissance. Tel quel le vin a déjà évolué et s’est fondu. Il est prêt à boire, sur ses très bons tanins. *

Château TOUR DE MONS 2006 (Margaux) : Situé à Soussans, sur la partie nord de l’appellation, sur des sols argilo-graveleux. Le nez est de qualité, élégant, et finement boisé. La bouche a une bonne constitution, mais les tanins, caractéristiques du millésime, sont à ce jour encore un peu austères et demandent à se fondre. *

Château FLEUR PEYRABON 2006 (Pauillac) : J’ai déjà eu l’occasion de vous le présenter. Situé sur l’arrière de Pauillac, près Haut-Batailley, sur une appellation disposant de peu de crus bourgeois. Beau nez élégant. La bouche est d’une très belle constitution, ne sacrifiant pas tout à la puissance, bel équilibre. Les tanins finaux, quoiqu’abondants, sont d’un grain très soyeux. Bon avenir. **

Château BEL AIR 2005 (Saint-Estèphe) : Toute petite propriété située parmi les grands crus de Saint-Estèphe (Cos d’Estournel et Haut-Marbuzet entre autres). Couleur très profonde. Le nez est peu expressif, refermé à ce stade. C’est la puissance qui domine ici, avec une belle matière, très serrée, et qui s’achève sur des tanins soyeux. Il serait dommage de le boire, il a un long avenir devant lui. **

Château GRAND MAYNE 2002 (Saint-Emilion Grand Cru AOC, Grand cru Classé) On connait bien ce château qui figure parmi les adresses les plus régulières de son appellation, très bien situé en bord de plateau. Il était intéressant de voir ce que peut donner ce millésime, considéré souvent comme moyen, en particulier sur la Rive Droite. Couleur dense. Le nez s’ouvre et est très expressif, de grande qualité. La bouche affiche une puissance impressionnante et un caractère très mûr pour un « petit » millésime. C’est rond et goûteux, avec des tanins mûrs et soyeux. Une belle bouteille à boire sur les cinq ans qui viennent pour le moins.

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 17:07

En 1997, Jacques Lurton fit son voyage de noces à l’autre bout du monde, en Australie. Il découvrit à cette occasion cette merveilleuse île, nommée Kangaroo Island, située au large d’Adélaide, au sud-sud-ouest de l’île-continent. Il y pressentit un considérable potentiel viticole (ce sens de l’anticipation est génétique chez les Lurton !). Il parvint en 1999 à acquérir 11 ha de sols parfaitement drainés et exposés, pour y planter des cépages qu’il connaissait bien : cabernet sauvignon, sangiovese, malbec, shiraz, grenache, viognier, sémillon. L’autre attrait de Kangaroo Island est son climat, assez frais et sec pour autoriser des maturités de raisins lentes, autre grand facteur de qualité. C’est à Vayres, entre Bordeaux et Libourne, chez le frère de Jacques, François, que j’ai pu goûter plusieurs de ces vins.

THE ISLANDER « WALLY WHITE » 2007 (90% sémillon, 10% viognier). Jolis arômes complexes qui mêlent les fruits blancs, la pêche, les agrumes confits, des notes muscatées. La bouche a de la densité, un volume assez impressionnant. C’est très plaisant et on peut penser que le sémillon s’exprimera plus avec deux à trois ans de bouteille supplémentaires. *

THE ISLANDER « BARK HUT ROAD » 2004 (65 % cabernet sauvignon, 30% shiraz, 5% viognier). Le nez est magnifié par la présence du viognier sur les fruits rouges, macérés, les épices. Ce 2004 évolue vers des notes de cuir qui se développent en bouche. Les tanins, vigoureux, sont ceux du cabernet sauvignon, qui assure la structure, ferme. **

THE ISLANDER SANGIOVESE 2005 : Jolies notes de cuir et d’épices. C’est un sangiovese très classique en définitive, avec des tanins fins, et du jus, qui le rend très gourmand. *

THE ISLANDER YAKKA JACK 2004 : (Cabernet franc 73 %, Sangiovese 27 %) Couleur profonde. Le nez est complexe, à la fois floral au premier abord, puis fruits compotés, humus. La bouche est ronde et souple. Elle se développe sur la finesse et l’élégance plus que sur la puissance. Le sangiovese apporte ses tanins si suaves et on a un vin sans exubérance, très « froid » pour l’Australie. Bonne longueur, pour ce vin qui est sans doute à son apogée. ***

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 15:52

En 1972, l’œnologue français Bernard Portet repéra le terroir de Stags Leap, dans la Napa Valley pour le compte d’un riche américain, qui y fit l’achat d’une soixantaine d’hectares. Cette « vallée dans la vallée » fut déterminée pour être le territoire du cabernet sauvignon, et dès le début la qualité de ce terroir fut reconnue par la participation au « match » de Paris de 1976, opposant grands bordeaux et grands vins de la Napa Valley. En 1973, le domaine fut complété par l’achat de plus de 70 ha supplémentaires dans la vallée de Carneros, située au sud de la Napa Valley. Cette deuxième partie du domaine présentait des caractéristiques permettant la culture des cépages bourguignons avec l’espoir d’y produire de grands vins. John Goelet, le propriétaire, est un descendant direct de la famille Guestier, famille de courtiers et de négociants bordelais. Sa recherche de nouveaux grands terroirs à vigne partout dans le monde l’a conduit à rassembler aujourd’hui les propriétés suivantes, outre Clos du Val : Taltarni Vineyards en Australie, Clover Hill en Tasmanie (île située au sud de l’Australie), Lalla Gully également en Tasmanie, et le Domaine de Nizas à Pézenas dans le Languedoc.

J’ai récemment eu l’occasion  de déguster deux vins de Clos du Val. Les voici :

CLOS DU VAL CHARDONNAY 2007 (Donc, issu de la zone de Carneros, au nord de la baie de San Francisco). Aromatiquement, on est dans un chardonnay de région chaude, agrumes, orange, fruits exotiques. Note fumée, plus boisé, fin et discret (Barriques de chêne français, à 20 % neuves). La bouche est bien tendue, elle évite la lourdeur des chardonnays trop solaires. C’est un bon vin, avec un équilibre très réussi. **

CLOS DU VAL  2006 (Issu de 85% de cabernet sauvignon, 6% cabernet franc, 5% merlot et 4% petit verdot). Il présente un très beau nez de cabernet, très classique, sur les petits fruits noirs : mûre, cassis, myrtille, avec un boisé fin et discret (barriques françaises avec 25 % de neuves). La bouche a une bonne densité, avec une structure très serrée, très charpentée. Tanins fins. Il y a du jus, cela se goûte bien sur le fruit, mais on peut penser que la structure lui permettra de bien vieillir. **

 

J’avais déjà eu l’occasion de déguster les vins de Clos du Val il y a une quinzaine d’années, parmi d’autres wineries de la Napa, et j’avais trouvé qu’il était parmi les seuls à proposer des vins équilibrés, à la fois mûrs, pleins, élégants et sans lourdeur. Je me souviens que beaucoup hésitaient alors entre des cabernets « désaltérants » et des vins d’excès (trop mûrs, trop extraits, trop boisés). Cette belle propriété avait déjà trouvé son style
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