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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 06:14

Situé en Corse du sud, à 15 km au sud de Sartène, (c'est-à-dire au sud-ouest de la Corse) le Domaine Pero Longo est cultivé en bio depuis 2000 et a accédé à la biodynamie plus récemment. Pierre Richarme, le propriétaire, cultive des cépages autochtones : vermentinu en blanc, sciaccarellu, niellucciu en rouge. Mais le grenache est aussi présent, sur ce terroir d’arènes granitiques, bien ventilé.

 

DOMAINE PERO LONGO BLANC CUVEE SERENITE 2006 (AOC Corse Sartène) : Nez puissant de fruits mûrs, pêche blanche, fruits exotiques, avec une note muscatée. La bouche est ample et riche. Bonne fraîcheur, long en bouche. *

DOMAINE PERO LONGO ROUGE CUVEE EQUILIBRE 2006 (AOC Corse Sartène) : Issu de sciaccarellu, de niellucciu, et de grenache. Beaucoup de couleur. Le nez est à la fois sur les fruits rouges, la cerise, la mûre, le cassis. La bouche est ample et riche, gourmande, avec des tanins fins. C’est un vin délicieux. **

DOMAINE PERO LONGO ROUGE CUVEE EQUILIBRE 2007 (AOC Corse Sartène) : Il est intéressant de comparer deux millésimes, même proches. Ce 2007 offre la même couleur bien dense que le 2006. La nuance épicée, balsamiques du maquis corse est plus sensible. La bouche est plus en finesse, et l’ensemble est très bon. ***

DOMAINE PERO LONGO ROUGE CUVEE LE LION DE ROCCAPINA 2006 (AOC Corse Sartène) : Le domaine est situé à quelques kilomètres de ce rocher rappelant une silhouette de lion. Il a donné son nom au grand vin du domaine, issu du seul niellucciu. Moins juteux, moins sur les fruits noirs, mûre-cassis, il s’exprime plus sur des notes méditerranéennes de maquis. La bouche est très structurée, plutôt stricte, me semble t’il un peu fermée. La finale est tannique, assez vigoureuse. Il demande un peu de temps pour se relâcher. **

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 18:35

Le domaine Comte Abbatucci couvre 18 ha, et a la particularité d’être un lieu de recherche sur 18 cépages autochtones de Corse. Il est bien sûr, cultivé en biodynamie , sur des terroirs d’arènes granitiques.

CUVEE FAUSTINE BLANC 2008 AOC Ajaccio : 100 % vermentinu. Jaune paille. Magnifiques arômes de fruits blancs et d’agrumes, avec une note de fenouil. Il fait preuve d’une belle présence en bouche et s’étire longuement. **

CUVEE « GENERAL DE LA REVOLUTION » 2007 AOC Corse Ajaccio : Il est construit sur 6 cépages (biancone, carcajolo bianco, Paga debitti, Rossula Brandica, Vermentino, riminese). Il s’exprime sur la minéralité, d’abord, mais aussi sur les fruits blancs. Il est très tendu en ouche et très long, c’est un vin superbe. ***

CUVEE « IL CAVALIERE, DIPLOMATE D’EMPIRE » 2007 AOC Corse Ajaccio : Issu lui aussi de cépages autochtones et originaux : Brustiano, Genovese, Rossala bianca, Vermentinu, Biancu gentile. Jaune paille. Il offre un très beau volume au nez, fleurs, fruits blancs, notes épicée et minérale. La bouche est puissante, large, mais profonde, complexe et longue. C’est un très beau vin. ***

CUVEE FAUSTINE ROSE 2008, AOC Corse Ajaccio : Issu de cépage Barbarossa avec du Sciacarellu. Rosé très pâle. Jolis arômes de fruits rouges puis abricot, avec des notes florales très fines. Cette finesse est sa marque, cela en fait un joli rosé désaltérant. *

CUVEE FAUSTINE ROUGE 2007 , AOC Corse Ajaccio : Il est lui, issu de Sciacarellu 60 %, et de Niellucciu 40 %. Il présente un nez complexe, de fruits rouges, d’épices, de végétation méditerranéenne, de fruits macérés. Développement superbe en bouche avec une longueur très intéressante. **

CUVEE « LE MINISTRE » 2007, AOC Corse Ajaccio : C’est un assemblage de 7 cépages anciens : Morescola, Morescono, Aleatico, Carcajolo nero, Montanaccia, Sciacarellu, Niellucciu !!! Le nez est plutôt sur les fruits noirs, mais on y trouve des notes épicées et animales. La bouche révèle des fruits cuits, pruneau à l’eau-de-vie, et des notes de cuir. Belle longueur. **

 

Cette dégustation est passionnante, car elle met en évidence la richesse ampélographique de la Corse, et les vins du Domaine, issus de biodynamie, mettent particulièrement en valeur le terroir corse. Une belle découverte pour moi.

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 18:36

Les vins du Nouveau Monde sont généralement dégustés dans les premières années de leur vie. On manque ainsi de points de repères pour juger de l’avenir de ces vins, et, souvent, on pense que tous les millésimes sont semblables, de type solaire. Récemment, j’ai eu la possibilité de faire une petite verticale du Gran Lurton, vin produit par Jacques et François Lurton sur leur exploitation de Vista Flores, province de Mendoza, Argentine. Cette exploitation est située sur les contreforts des Andes qui procurent une certaine fraîcheur, surtout nocturne, avec des sols variés. Cette cuvée, qui fut la première de la gamme avec l’ambition de produire un vin de terroir, haut de gamme, est issue de cabernet sauvignon à 100 %.

 

GRAN LURTON 2000 : Couleur assez dense, disque à contour orangé, nuance de brunissement. Le nez est mûr et évolue vers le pruneau confit, les épices douces. Les tanins sont très veloutés. Je pense que ce vin est à son apogée.*

GRAN LURTON 1999 : La couleur est plus franche, profonde. Le nez est encore légèrement fermé. D’ailleurs, en rétro-olfaction des arômes de fruits noirs et rouges, d’épices s’affirment. L’ensemble présente une structure plus ferme, plus verticale que le précédent. Beau vin. **

GRAN LURTON 1998 : Couleur assez évoluée. Le nez est marqué par les fruits noirs, nuances de tabac plutôt que d’épices. La bouche est moyennement puissante et dense, avec une acidité marquée. Le tout donne un équilibre « plus européen ».

GRAN LURTON 1997 : Couleur évoluée. Le nez est à la fois animal et épicé. La bouche est dégagée, avec des tanins soyeux. A sans doute dépassé son apogée.

GRAN LURTON 1996 : La couleur est évoluée mais d’une belle densité. On retrouve un joli fruit au nez (rouges et noirs) ainsi que des épices.(cardamome, cannelle, muscade). La bouche offre une belle structure, et un équilibre très satisfaisant. Les tanins sont fondus et veloutés. **

 

Goûtés entre 9 et 13 ans ces vins montrent nettement que tous les millésimes présentent une personnalité, un équilibre différent. Si les meilleurs ont tenu et peuvent tenir encore quelques années, je pense que la garde moyenne à conseiller est de 7 à 10 ans. Ce sont peut-être les millésimes les moins solaires, bénéficiant d’un peu plus d’acidité qui franchissent le plus aisément les années. 1996 et 1999 proposent des rendez-vous intéressants.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 16:50

Le domaine Pignier est un domaine qui existe depuis le XIIIème siècle ! Il fut alors fondé par des moines chartreux. Actuellement il couvre 15 ha  sur la commune de Montaigu. Il est cultivé en bio-dynamie et c’est toujours à l’occasion de la dégustation de l’association « Renaissance des Appellations » lors de Vinexpo 2009 que j’ai fait sa connaissance.

 

CREMANT DU JURA : Jolie mousse fine. Le vin est très vif, élégant, et le chardonnay qui le compose ne s’exprime pas beaucoup. Il gagnera à être gardé quatre ou cinq ans je pense. A revoir.

POULSARD « EN CHÔNÉ » 2008 : Vinifié sans soufre, il présente une couleur moyenne. Il offre un côté animal, puis de jolis fruits rouges sous-jacents. Il m’est conseillé de le passer en carafe avant le service.

COTES DU JURA « GPS » VIN BLANC D’ANTAN 2008 : Ce GPS ne cherche pas son chemin, il est simplement issu de « gamay blanc » (chardonnay), de Poulsard et de Savagnin et n’est pas soufré. Il est très marqué par les agrumes : pamplemousse rose et citron en particulier. La bouche est fraîche, vive et offre une bonne longueur. **

COTES DU JURA « A LA PERCENETTE » 2007 : C’est un chardonnay venu sur un sol de schistes et d’argiles fines. Il est élevé en futs. Joli nez d’agrumes et de fleurs blanches, avec une note de mie de pain très passagère. La bouche s’étale ensuite, puis se développe en profondeur, sur des notes de belle maturité (grillé). **

VIN JAUNE 2002 : Produit sur les marnes bleues du lias, dans la reculée du Val de Vallière. Très bel équilibre, avec une légèreté remarquable. Des notes de curry en avant, puis des notes très fines de noix, sans rancio. Son style aérien le rend tout à fait remarquable. ***

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 16:40

Les vins ont été dégustés à l’occasion de Vinexpo 2009, au sein de l’association « Renaissance des Appellations. Le vignoble est donc cultivé en bio-dynamie

 

ARBOIS CHARDONNAY «  LES GRAVIERS » 2007 : Très beaux arômes de fruits secs, de fleurs. La bouche est ample riche, puissante. Le tout avec un bel équilibre tendu par une juste fraîcheur. ***

ARBOIS CHARDONNAY « LE CLOS DE LA TOUR DE CURON » 2006 : Le terroir est ici très calcaire, très difficile à cultiver, la pente étant très raide, plein sud. Travail au cheval, sur des vignes plantées en 2002. Beaux arômes de fruits jaunes, d’agrumes et de fruits exotiques (ananas). La bouche est ample et la finale joue sur la minéralité. Très prometteur lorsque les vignes seront plus âgées. **

CÔTES DU JURA « EN BARBERON » 2007 : Pinot noir. De couleur moyennement dense. Nez très bourgeon de cassis, cassis, fruits noirs. La bouche est assez puissante, tendue, et les tanins finaux sont serrés. *

ARBOIS SAVAGNIN 2005 : On est dans le classique jurassien, avec le style vin de voile, aux puissants arômes de noix, de céleri, très épicé. Beaucoup de puissance en bouche, et des tanins très fins. Magnifique vin. ***

« SPIRALE » 2006 : Liquoreux de savagnin, poulsard et chardonnay, passerillé sur clayettes durant 6 mois. Ce vin présente beaucoup de liqueur. C’est très confit, fruits secs et épices, mais le passerillage a conservé la vivacité. D’une grande longueur, c’est remarquable. ***

 

Stéphane Tissot est bien un remarquable vinificateur. Cette courte dégustation qui donne un aperçu de ses talents en est une nouvelle preuve.

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 15:25

Jean-Marc Brocard crée son domaine en 1973, lorsqu’il rachète à son beau-père 0,3 ha de terre agricole sur la commune de Préhy, qu’il plante en vignes. Depuis cette époque il s’est consacré à développer le domaine et se donner les moyens d’atteindre l’excellence. Aussi, c’est aujourd’hui 150 ha, dont 60 autour du noyau originel, qui composent le domaine. Une conversion vers la biodynamie est engagée, avec, d’ores et déjà, le Domaine de la Boissonneuse qui peut  revendiquer ce mode de culture. C’est à Vinexpo 2009 que j’ai eu l’occasion de faire connaissance avec les vins du domaine.

 

Les vins de la vallée de l’Yonne (donc, hors aire d’appellation Chablis) forment une gamme vendue sous le nom de Ica-Onna, nom celtique de la rivière. En voici les vins blancs.

SAUVIGNON DE SAINT-BRIS 2008 : Arômes de fleurs blanches, minéralité très nette. Vin très tendu en bouche. Il est idéal pour les fruits de mer.  *

ALIGOTE 2008 : Cet aligoté « nordique » est également marqué par une minéralité forte, de pierre à fusil. Arômes floraux, bouche ample, belle longueur. A ne pas servir trop froid. *

CHARDONNAY 2008 : Nez citron-pamplemousse, avec un peu de zeste d’orange. La bouche, tout en étant tendue, a une amplitude remarquable. La fraîcheur citronnée donne une finale légère et élégante. *


Voici maintenant les vins du Chablisien, vendus sous l’étiquette J.M. Brocard.

PETIT-CHABLIS DOM. SAINTE-CLAIRE 2008 : D’un joli or-vert. Très expressif, sur les agrumes. Belle fraîcheur, qui se révèle être le style du domaine. Bonne amplitude pour ce vin à boire, séduisant. **

CHABLIS DOM. SAINTE-CLAIRE 2008 (Sur cuve) : On est frappé par le côté tranchant du vin, qui exhausse les arômes mûrs. La minéralité est plus affirmée que dans le précédent. **

CHABLIS DOM DE LA BOISSONNEUSE 2008 (Biodynamie), (sur fût) : Le nez se présente comme plus ample, plus riche que le précédent, avec une belle maturité qui donne des notes d’agrumes très fines. La bouche garde cette tension qui fait le style des vinifications de JMB, pour un beau vin qui a encore besoin de temps (de 6mois à un an me semble t’il). **

CHABLIS DOMAINE SAINTE CLAIRE 2001 (en magnum) : D’un bel or vert. Le nez est très ample, avec une belle évolution vers des notes de fruits secs nobles : noisette et amande. Il se poursuit par une note florale, alors qu’en bouche c’est surtout la minéralité qui s’exprime, serrée, tendue avec une note saline en finale. ***

CHABLIS DOM. SAINTE CLAIRE 1997 (en magnum) : La patine du temps lui permet de s’exprimer pleinement. Bâti autour de sa minéralité, il est ample en bouche et évolue vers des notes de beurres fin. Long, il s’achève sans lourdeur, sans note grasse. Le chardonnay bourguignon dans toute sa splendeur. **

CHABLIS 1er CRU VAU DE VEY 2007 : Paille à reflets verts. Le nez est d’une très belle intensité, très minéral, fumé. La bouche est toujours très tendue, mais la profondeur est plus grande, et la persistance s’allonge longuement. **

CHABLIS 1er CRU BUTTEAUX 2006 (en magnum) : Joli nez très ample, la noisette fraîche se mêle au zeste d’orange. La bouche présente une belle ampleur et le temps de vieillissement lui permet de gagner en complexité et en longueur. Belle bouteille. ***

CHABLIS 1er CRU VAULAURENT 2007 : Partie des Fourchaume ce vin ce présente de façon plus souple et généreuse que le précédent. Il offre un caractère de maturité plus évident qui le rend facilement accessible. **

 CHABLIS GRAND CRU VALMUR  2007 : Sa minéralité est un peu cachée sous la puissance qu’il affiche. Il prend vite une belle place en bouche, large, et se prolonge magnifiquement. L’avenir lui est ouvert. ***

En conclusion, cette dégustation montre la Bourgogne dans ce qu’elle a de meilleur : des vins de terroir, c'est-à-dire dont la personnalité est acquise par les racines qui plongent dans le sol et non par les feuilles qui se gorgent de soleil. On a ainsi des vins qui privilégient la tension, la minéralité, bâtis pour évoluer et se bonifier, avec la subtilité des vins de région froide. Il vaudra mieux les servir à une température de 12 à 14°, de façon à ce qu’ils s’expriment.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 17:03

C’est avec plaisir que j’ai passé un long moment avec Frédéric-Marc Burrier lors de Vinexpo 2009. Il m’a proposé une longue dégustation fort intéressante, comme vous allez le voir. F-M Burrier, sans aller jusqu’à une culture bio, en est tout proche, car il a la même idée de son métier de vigneron : mettre en valeur chaque terroir, dans toutes ses nuances.

 

MÂCON-FUISSE 2007 : Bien minéral, frais , avec de jolis arômes d’agrumes. Il offre en bouche une belle ampleur, bien au-delà de son appellation modeste. *

SAINT-VERAN « CLASSIQUE » DU CHATEAU DE BEAUREGARD 2007 : Très belle présentation aromatique, pure, élégante, précise. La minéralité est affirmée dans ce très joli vin, à la bouche impeccablement équilibrée. Il se goûte parfaitement. **

SAINT-VERAN « EN FAUX » 2007 : Très belle ampleur aromatique. La bouche est, elle plus retenue et ne laisse voir que sa minéralité. Il faudra attendre un an ou plus pour avoir le reste…**

POUILLY-FUISSE « CLASSIQUE » CH. DE BEAUREGARD 2007 : Joli nez avec une nuance marquée d’agrumes bien mûrs, pamplemousse et clémentine. Assez opulent et large avec cependant longueur et fraîcheur. Il se goûte déjà fort bien. **

POUILLY-FUISSE « VERS CRAS » 2006 : Sur Solutré-Pouilly. Très opulent, avec une maturité prononcée, mais une fraîcheur qui donne un bon équilibre. Très satisfaisant à ce moment.. **

POUILLY-FUISSE « AUX CHARMES » 2007 : Sur Vergisson. Expressif au nez, avec une générosité certaine. En bouche il offre une minéralité crayeuse, et une belle longueur. C’est un charmeur, bien sûr.**

POUILLY-FUISSE « VERS POUILLY » 2006 : Le nez et la bouche sont marqués par l’opulence, avec une maturité marquée. La bouche s’équilibre parfaitement avec rectitude, fraîcheur et minéralité. Très classique. ***

POUILLY-FUISSE « LES INSARTS » 2004 : C’est un vin qui commence à s’ouvrir et s’exprimer : notes superbes de fleurs blanches, de miel. La bouche reste tendue. C’est un vin qui commence à être très agréable à boire.

POUILLY-FUISSE GRAND BEAUREGARD 2005 : C’est une cuvée qui représente la quintessence du domaine : elle est issue de la meilleure barrique de chacun des climats. Elle bénéficie d’un élevage long sous bois neuf. C’est un grand vin de garde. Dans ce 2005, le boisé est encore présent. Il présente une puissance en bouche remarquable et sa minéralité s’affirme en des notes salines. Une fine amertume d’amande fraîche ou presque mure complète la perception en bouche. Grande longueur finale, pour ce vin qui a de nombreuses années devant lui. Magnifique. ***

POUILLY-FUISSE « LES CHARMES » 1996 : Encore d’une fraîcheur et d’une jeunesse étonnante, avec une vibration acide importante. De fines notes de beurre salé viennent vite. Il se développe ensuite en bouche, avec des notes crayeuses, puis salines, et des notes d’amande fraîches très élégantes. Une belle longueur achève cette présentation, pour un vin qui peut attendre encore longtemps grâce à son équilibre acide. ***

 

Frédéric-Marc Burrier possède également quelques très belles parcelles dans les crus du Beaujolais. Il croit en effet à cette grande région et pense que la notion de crus est plus que jamais d’actualité, et doit être mise en avant, plutôt que les vins primeurs.

 

FLEURIE « CLASSIQUE » 2007 : Récolté sur Poncié. Un peu de rose fanée au nez. Des fruits rouges et une tension intéressante. Les tanins sont fins.

SAINT-AMOUR « CÔTE DE BESSET » 2007 : Sur terroirs volcaniques. Magnifique nez floral. Très belle  constitution en bouche, c’est très élégant, pas très concentré mais structuré. Beaux tanins fins. **

FLEURIE « COLONIES DE ROCHEGRES » 2007 : Couleur profonde. La bouche est très puissante dès l’attaque. Belle opulence, sans démonstration. Un vin « juste » et sérieux. **

MORGON « GRAND CRAS » 2007 : Couleur dense, nez épicé. C’est gourmand en attaque avec toujours une structure forte et une belle longueur. **

MOULIN-A-VENT « CLOS DES PERELLES » 2007 : Beaucoup de couleur et de fruit, de la générosité et une rectitude singulière, due à une vinification sans artifice. C’est un beau vin profond et épicé. **

MOULIN-A-VENT « LA SALOMINE » 2007 : Cette parcelle est située à 800 m d’altitude, au sommet de l’appellation, sur un filon de quartz. Le nez est superbe, pas vraiment typé gamay, mais plutôt grand bourgogne. Très forte minéralité, avec de la pierre à fusil. Grande concentration sur une structure forte. Un grand vin. ***

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 22:00

Dégustation faîte à Vinexpo, sur le stand du syndicat de l’appellation Cahors.

 

LA TOUR SAINT-SERNIN 2000 : Arômes de pruneau, et touche fruits rouges cassis. La bouche est moyennement dense, avec des tanins un peu secs en finale.

Château LAMARTINE « CUVEE PARTICULIERE » 2006 : Belle couleur dense. Le nez est puissant, sur de belles notes de fruits noirs et de fruits cuits. La bouche est très puissante, avec des tanins serrés bien inclus. Bien. *

Château LAMARTINE « EXPRESSION » 2006 : Couleur très dense. Le nez, finement boisé est très net. La bouche est très dense, puissante, mais avec des tanins parfaitement inclus. Bonne costruction, c’est très maitrisé. **

Château BLADINIERES 2005 «  L’EXCELLENCE » : Belle couleur profonde. Le nez est assez simple avec un boisé bien dosé. La bouche est ronde et souple, avec une bonne matière. Facile d’accès, avec une bonne jutosité et des tanins puissants mais souples. *

Domaine de CAUSE 2007 : Beaucoup de couleur, reflets violacés. Le nez est très malbec, très net. La bouche est ronde, plutôt juteuse. Les tanins sont en revanche secs.

Château de CAYX 2001 : (Propriété du prince consort du Danemark) Le nez est habillé d’un boisé luxueux. L’ensemble est cohérent, très bien fait, avec des tanins murs et inclus. **

Domaine COSSE-MAISONNEUVE « LES LAQUETS » 2005 : Couleur très dense. Le nez est de très belle qualité. La bouche est cohérente, bien construite. Les tanins, au grain très fin sont très présents. Belle finale. **

MAS DEL PERIE 2006 : Belle expression aromatique sur le fruit. La bouche est plutôt cohérente, bien construite avec des tanins fins **

MAS DEL PERIE 2006 « PRESTIGE » : Belle longueur. Le nez est de qualité, joliment boisé. La bouche est assez charnue mais les tanins sont un peu secs.

Château LE CEDRE 2005 : Joli nez très mûr, avec un boisé adapté qui commence à se fondre. La bouche est dense, avec des tanins encore vigoureux, mais de grain fin. **

LES ROQUES DE CANA « LE VIN DES NOCES » 2007 : Le fruit est très pur, pruneau, violette. La bouche est assez ronde, souple. C’est assez facile et plaisant. A boire assez frais. (sans bois). *

LES ROQUES DE CANA « SANGUIS CHRISTI » 2007 : (élevé en fût). Le boisé est de qualité, « froid », et respecte le fruit. La bouche est plaisante, juteuse, avec de beaux tanins fins. *

Château CHAMBERT 2007 GRAND VIN : (Bio) Belle couleur. Elevage doux, respectueux du vin. Le fruit est net. La bouche s’exprime sur une grande élégance, avec des tanins fins. **

Château CHAMBERT 2007 : Rouge violacé. Le nez est très plaisant, avec un beau fruit. La bouche est bien dosée aussi, avec une finale sur de bons tanins très fins. C’est très agréable. *

Château LAGREZETTE « LE PIGEONNIER » 2000 : Beaucoup de couleur. Le nez est très mûr, sur la mûre notamment, la violette. Bouche ample, ronde, avec des tanins très polis, très gommés.

Château LAGREZETTE 2004 : Couleur profonde. Le nez est bien défini, légèrement évolué. La bouche a une bonne densité, une bonne construction, cohérente. Bien. **

Château LA PINERAIE « L’AUTHENTIQUE » 2006 : Belle couleur. Très joli nez, complexe et élégant, ce qui se prolonge avec le dessin de la bouche, fine, élégante, avec un bon développement en profondeur. Tanins de haute qualité. Un grand vin, à l’expression personnelle et très naturelle. ***

Château LA PINERAIE 2006 : D’un rouge bordeaux très classique. Le nez est élégant et fin, d’une bonne puissance. La bouche est cohérente ? Les tanins sont fins et assurent une bonne présence finale. *

Domaine DU PRINCE 2005 : Belle couleur dense. Le nez est de belle qualité, bénéficiant d’un élevage soigné. La bouche, bien mûre, est fine, avec des tanins de qualité et une bonne longueur. **

CROIZILLE « DIVIN » 2006 : La couleur est très profonde, d’encre. Le nez est très travaillé, sur la maturité, les fruits noirs, la violette. La bouche est assez puissante, les tanins sont abondants et serrés. *

Château LES HAUTS D’AGLAN 2006 : Beaucoup de couleur, très violacée. Le nez est très élégant et complexe, avec une jolie note florale qui domine les fruits noirs. La bouche est harmonieuse et les tanins fins. ***

Château NOZIERES cuvée AMBROISE DE L’HER 2007 : Bonne couleur. Le nez est riche, avec un boisé maîtrisé. La bouche est plutôt dense, moyennement puissante, aux tanins fins. *

Domaine LE BOUT DU LIEU « EMPYREE » 2005 : Belle couleur dense et profonde. Le nez est, comme son nom l’indique, assez empyreumatique : notes de résine, de fumée. La bouche est ample et ferme avec des tanins de belle qualité, très fins. ***

Château de MERCUES 2005 Cuvée MALBEC 6666 : (parcelle plantée à 6666 pieds à l’ha). Belle couleur. Le nez est finement et justement boisé. La bouche est très bien dessinée, ample, élégante, avec des tanins très fins. Beau vin. ***

Cette dégustation, assez complète, me permet de dégager quelles idées directrices. Le malbec, grand cépage, est mis à l’honneur, fort justement, à Cahors, en tentant de rapprocher les malbec du monde, ancien et nouveau. Certains vignerons tentent, malencontreusement, de se rapprocher du style des vins argentins notamment. C’est généralement décevant, un peu trop « forcé » dans la recherche de maturité, d’extraction et de boisé. Les meilleurs Cahors sont d’une expression plus naturelle, d’un grand équilibre, savent exprimer une réelle élégance, de la profondeur, et méritent largement d’être reconnus au panthéon des grands vins de France.

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 16:59

La sélection présentée par la maison Jadot à Vinexpo était comme toujours intéressante. En voici mes impressions :
vins blancs :
BACCHUS 2007 : Jolis arômes noisette fraîche, citron, pamplemousse. Bouche légère mais ample. Tel quel, il peut être un excellent apéritif, sur la fraîcheur aromatique. On peut l'attendre deux à 3 ans pour qu'il s'exprime plus largement. Jolies promesses.
Domaine FERRET "Le Clos" 2006 (Pouilly-Fuissé): La maison Jadot a racheté le domaine Ferret à Fuissé, mais compte lui laisser toute son autonomie à l'avenir, technique et commerciale. Le Clos se présente sous un magnifique or-vert. Le nez est de grande classe, avec une très belle minéralité, un style mûr, beaucoup d'élégance, et belle longueur. **
Domaine FERRET "Ménétrières" 2006 (Pouilly-Fuissé): Or gris, reflets verts, moins puissant que le Clos mais avec un surcroit d'élégance. On est plus sur des notes d'agrumes. La bouche est très droite, avec un long développement. Très beau vin. ***
PULIGNY-MONTRACHET Clos de la GARENNE, Dom. du Duc de Magenta 2006: Voilà près de 20 ans que la maison Jadot a en fermage ce domaine, qui donne des vins toujours magnifiques. On retrouve ici l'ampleur, la classe et la richesse de ce beau vin. La bouche commence à s'exprimer très favorablement, avec de belles notes de noisette, de crème au beurre, le tout avec élégance et minéralité. Un très bel équilibre. ***
Château des JACQUES Bourgogne blanc Clos de LOYSE 2008: Magnifique nez floral, expressif. La bouche est vive, franche et très plaisante. C'est rafraîchissant et très réussi. *
MEURSAULT 2007 : Encore bien jeune. Le niveau aromatique est retenu.On remarque la belle vigueur du vin, avec une belle profondeur et une longueur très correcte. Attendre deux à trois ans pour en profiter pleinement.
vins rouges :
MOULIN A VENT Château des JACQUES CLOS DU GRAND CARQUELIN 2006 : Couleur moyenne. Le nez exprime des notes épicées (laurier, poivre), et la bouche, sans être très dense, est assez puissante. Se goûte déjà fort bien. *
MORGON Château des LUMIERES, CÔTE DU PY 2006 : Belle couleur dense. Le nez est bien mûr et déjà bien ouvert. La bouche est ample, riche et longue. Un vin plutôt gourmand mais avec du fond et de la structure. **
BEAUNE 1er cru CLOS DES COUCHEREAUX 2002: (En Coucherias) Belle couleur avec légère évolution. Le nez commence à s'ouvrir, et la bouche est d'une magnifique profondeur, noble. Les tanins sont très fins. **
VOSNE-ROMANEE 1er cru BEAUMONTS 2004 : Belle couleur légèrement évoluée. Le nez est très élégant, avec beaucoup de profondeur. C'est une belle réussite qui peut se goûter avec plaisir d'ores et déjà. **
CLOS VOUGEOT, Grand Cru 2004 : Couleur vive et franche. Le nez est encore assez fermé. La bouche est de densité moyenne, mais se développe progressivement, pour s'installer en bouche et montrer toute sa réserve. **
 

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 00:01

Toujours dans le cadre de la dégustation de l'association "Renaissance des appellations", son président fougueux, Nicolas Joly, présentait ses trois vins. Rappelons que la Coulée de Serrant est considéré comme l'un des plus grands vins blancs du monde, qu'il est, à lui seul une appellation, incluse dans le territoire de Savennières, sur la rive droite de la loire en aval d'Angers. Le terroir de schistes, la pente et l'exposition sud sud-est, l'âge respectable des vignes 'une cinquantaine d'année), le travail en biodynamie, en font un vin d'exception.
LE VIEUX CLOS 2007 (AOC Savennières, terroir de schistes, de quartz, de sable) : 1,4 g de sucre résiduel, par de fermentation malo-lactique. Beaux arômes de tilleul, avec une ampleur remarquable. La bouche est stricte, sur une parfaite minéralité.  Il peut être considérée comme un vin sec. Il peut d'ores et déjà se goûter avec plaisir. **
LE CLOS DE LA BERGERIE  2007 (AOC Savennières La Roche aux Moines, sol de schistes. Sucre résiduel 1,6 g, avec fermentation malo-lactique faite à 80 %. Les arômes sont encore discrets, tilleul naissant. La bouche est d'une grande puissance, avec des notes épicées sur fond minéral, de pierre à fusil. La finale est longue et tendue. A besoin de qualques années ou d'un long carafage. **
LA COULEE DE SERRANT 2007 (AOC Savennières La Coulée de Serrant). Sol de schistes rouges, fermentation malo-lactique faîte à 100 %. L'équilibre est totalement différent avec des notes de tilleul et de miel sur une forte minéralité La bouche fait apparaître beaucoup plus de sucre résiduel. C'est là un vin naissant, qui a besoin de se fondre, de "digérer" son sucre et enfin, de se libérer. Attendre sept à 10 ans ou, si on est impatient, le carafer la veille de la consommation : l'air est son amis. ***

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