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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 20:45

CHAVIGNOL 2005 (Sancerre blanc) : La forte maturité est sensible. On est sur une belle minéralité avec le côté soyeux des terroirs marno-calcaires. Bonne longueur. *

SANCERRE CUVEE PIERRE HAUT 2005 : Plus tendu, plus précis que le précédent. Si la minéralité est forte, le volume est supérieur, avec également plus de maturité sensible. *

CHAVIGNOL ROSE 2006 : Très beaux arômes cerise, violette, framboise. Bouche très gourmande, beaucoup de plaisir, avec une finale qui sait rester fraîche. Délicieux rosé de saignée. ***

CHAVIGNOL ROUGE 2005 : Arômes bien mûrs, séduisants. Bouche pleine, bonne matière, avec une structure intéressante. Il demande encore 1 à 2 ans pour s'épanouir. *

CHAVIGNOL ROUGE 2006 : (Encore en cuve). Sur le fruit, bien sûr, vif, gourmand. La bouche est serrée avec des tanins qui demandent à se fondre.

 

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 19:15

Même si j'ai eu l'occasion de goûter l'ensemble des cuvées, très intéressantes, je n'ai pu prendre de notes que pour la nouvelle cuvée de Saumur blanc proposée par Dominique Joseph. Je m'en excuse auprès de lui.

NOBILE 2005, Saumur Blanc : Expression très minérale, sur des raisins surmuris, ramassés en trois tries. Cela donne un vin qui développe beaucoup de puissance, avec seulement 13°. Sent la pierre chaude. Il présente malgré tout une belle finale tendue. **

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 18:40

POUILLY SUR LOIRE 2006 : Rare et amusante, cette cuvée est issue du cépage chasselas, ce qui lui vaut cette appellation particulière. Bel or jaune. Très mûr au nez, sur les fruits jaunes. La bouche reste assez simple, ronde, avec une fraîcheur moyenne. C'est un vin de casse-croûte, sympathique et original.

LES VALLONS 2006, Pouilly-Fumé : Encore en fût. Très beaux arômes, à la fois agrumes et rose. La bouche (encore avec du CO2) est très élégante, avec la profondeur d'un très beau vin. **

LES VALLONS 2005, Pouilly-Fumé : Ce millésime présente une maturité plus forte, très sensible au nez. On est plus directement sur les agrumes, l'écorce d'agrume. La bouche est très ample, avec du volume. C'est aussi très bon. **

LES BINES 2005, Pouilly-Fumé : Issu d'une parcelle à l'exposition plein sud, à la végétation presque méditerranéenne où on trouve des "bines" c'est à dire des cigales en patois berrichon. On est à la fois sur une minéralité et une maturité très fortes. Le vin est plus complexe, ample, et offre une longueur remarquable. *

CUVEE MB 2005, Pouilly-Fumé : On est ici sur un grand niveau de complexité, de puissance. Ce n'est pas le côté aromatique qui prédomine, mais le terroir et l'élevage. Beau vin ample, très bel équilibre, belle vinfication. **

 

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 13:57

HEHO, LE BLANC 2006 (VDP du Jardin de la France) : Fruits blancs, simple, bonne fraîcheur, vin sympa, souple.

MUSCADET DES COTES DE GRANDLIEU 2006 : Arômes floraux nets et équilibrés. La bouche est classique, avec une fraîcheur vivifiante et bienvenue.

MUSCADET DES COTES DE GRANDLIEU 2005 : Fin, précis. Pointe de sel sur la langue, , exprimant une bonne minéralité. Appelle le bon pain et le beurre salé. *

MUSCADET DES COTES DE GRANDLIEU "LES GRANGES" 2006 : Avec ses jolis arômes floraux, le vin s'exprime bien. On sent qu'il est encore à mi-parcours de son élaboration, prometteuse. *

MUSCADET DES COTES DE GRANDLIEU "LES GRANGES" 2005 : Jolis arômes floraux, genêt notamment. La bouche est ample, note iodée qui domine. Très belle finale. **

MUSCADET "LES HAUTES NOELLES" 2002 : On est sur un superbe volume. Le boisé est quasiment fondu. Belle structure, ample, riche, avec la note salée attendue. Très beau vin. **

MUSCADET " LES HAUTES NOELLES" 2003 : Avec un boisé encore très présent, la structure présente plus d'ampleur, mais moins de fraîcheur, avec des arômes quasiment beurrés qui tirent vers le chardonnay. *

CHARDONNAY "LE PRE FLEURI" 2004 : Elegant, avec de jolies notes de fruits blancs (pêche surtout). C'est simple, facile et agréable. * (VDP du Jardin de la France)

CHARDONNAY "LE PRE FLEURI" 2005 : Superbes arômes d'agrumes, très élégants, très fins, avec cependant une bonne fraîcheur. C'est remarquable. **

HEHO LE ROUGE 2006 (VDP du Jardin de la France) : Arômes de fruits rouges, framboise, fraise, un peu d'épices. La bouche est très souple, vin facile, épicé. *

RED - GAMAY 2006 (VDP du Jardin de la France) : Très jolis arômes, cerise, violette. Bonne matière, désaltérante, rafraichissante. Délicieux. **

 

 

 

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 10:21

Notons avec plaisir que les vins étaient présentés cette année, de façon plus respectueuse de leur qualité : température de dégustation adaptée, jeunes élèves sommeliers pour le service. Néanmoins certains propriétaires laissent trop peu de bouteilles en dégustation. Près du tiers des vins n'étaient plus dégustables vers 15 heures. C'est regrettable. Voici cependant ce que j'ai retenu de cette présentation.

Château de la RAGOTIERE 2005 : Muscadet de Sèvre-et-Maine à La Regrippiere.Beau nez floral, fruits jaunes, ample. La bouche est très ample, riche, sur le fruit. La minéralité s'exprime en fin de bouche. Souple et rond (terroir de micaschistes). *

PRESTIGE DE L'HERMITAGE 2005, GAEC Moreau à Château Thébaud : Très beau nez, proposant une belle minéralité. Ample, très élégant, long, minéral, avec une belle fraîcheur en soutien. (terroir de gneiss et granit). **

Domaine du LANDREAU 2005, Anjou blanc à Saint Lambert du Lattay. Beau nez minéral, arômes tilleul. La bouche offre un bon volume, élégant, un peu fuyant en fin de bouche.

Domaine PhILIPPE TESSIER - LA PORTE DOREE 2005 Cour Cheverny blanc, : Bel or verttrès beau nez ample et puissant, complexe, fruits blancs, jaunes, floral, minéral. Beau gras en bouche, et belle fraîcheur finale. Très beau vin. ***

Domaine de CEZIN 2006, François Fréneau, Jasnières AOC : (argile à silex). Nez ample, épicé, poivré. La bouche est ample, assez ronde et souple. Agréable et assez facile.

Domaine JOEL DELAUNAY 2006, Touraine Sauvignon, terroir de perruches (argiles à silex). Bel or jaune. Nez puissant, complexe et minéral, agrûmes (citron vert, pomelo). Bouche ample, avec une bonne fraîcheur. **

Vignobles JOSEPH MELLOT, LE TRONSEC 2006 : Pouilly Fumé (marnes kimméridgiennes) : Délicat aromatiquement, épicé, un peu de rose. La bouche est assez souple, soyeuse. Manque un peu de nerf, il me semble.

Domaine SORBE 2006, Quincy. Sauvignon sur sables graveleux. Le nez est celui d'un sauvignon bien mûr, aromatiquement puissant, agrûmes (clémentine, orange). Bouche ample, pas très nerveuse. *

"DICKERHOFF", LE CARROIR DU GUE 2006 Reuilly : (calcaire kimmeridgien). Sauvignon, aromatiquement puissant avec une touche crayeuse. Bouche ample, Bien. *

Domaine de la PETITE ROCHE 2006, Régnard de la Ville Fromoit. Cabernet d'Anjou. (cabernet franc et cabernet sauvignon sur schistes et limons). Nez très mûr, fruits rouges un peu surmuris. La bouche est un peu lourde et collante. Manque de fraîcheur.

Domaine de PUTILLE 2005, " PASSIONNEMENT", Anjou rouge. (Cabernet franc sur argilo-limoneux). Beaux arômes épicés, fruits noirs. Bouche ample, gourmande, ample, droite, avec une bonne finale et des tanins lisses. **

Domaine de PUTILLE 2005 "DELICES DU TEMPS"2005, Anjou-Villages. Un peu plus de structure, mais le même plaisir aromatique. Bien. **

Château de TARGE 2005, Saumur-Champigny. Très beau nez, floral, fruits rouges, d'une belle élégance. La bouche est aérienne, élégante, avec de jolis tanins désaltérants. ***

Domaine de la PALEINE 2005, Saumur-Champigny. Un peu plus fruits noirs que le précédent, avec une bonne matière, assez épicé en retour. Bon tanins. *

Domaine YANNICK AMIRAULT "LA COUDRAIE" 2005, Bourgueil : Belle couleur dense et profonde. Le nez est bien mûr, sur les fruits noirs. La bouche est ample, dense, complexe. Beaux tanins. ***

Domaine des CHESNAIES 2005 Cuvée Lucien Lamé, Lamé-Delisle-Boucard, Bourgueil. Nez de belle qualité. C'est bien, c'est plein, mais les tanins me semblent légèrement secs.

Domaine de NOIRE 2005, Chinon : Grande et belle maturité, pour ce vin très complet, de belle élégance. Tanins serrés. **

JEAN MAURICE RAFFAULT "LES PICASSES" 2005 : Belle couleur. Nez très élégant, avec une belle note épicée. La bouche est ample et les tanins sont soyeux. ***

Domaine RENE COULY 2005, Chinon : Beau nez, de grande netteté. La bouche offre une bonne amplitude, avec une légère impression de chaleur et des tanins un peu secs.

Domaine ROBERT SEROL et FILS "LES ORIGINELLES" 2006, Côtes Roannaises. Joli gamay, sur le fruit, la légèreté. Bonne minéralité de granit. Bien fait. *

Domaine des FORGES 2005, Quart de Chaume. EARL Branchereau. Très beau nez botrytisé, où se mêlent agrumes, tilleul, pâtea de fruit. La bouche est très dense, avec une forte quantité de sucre résiduel. C'est long, c'est un très beau vin. ***

 

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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 13:53

Dégustés à Arcachon le 22 janvier 2007

Château BONNET Blanc 2005 (Entre-Deux-Mers) : Le nez est toujours très vif, concentré, marqué par les agrumes, un peu d'écorce d'orange, les fleurs blanches. La bouche offre une belle puissance. Très friand, parfait dès l'apéritif, et très à sa place sur poissons et fruits de mers, grace à sa fraîcheur.**

Château COUCHEROY Blanc 2005 (Pessac-Léognan) : Très belle puissance, associée à un beau fruit. Une touche de bois pour l'habiller, sans excès. Tout en étant bien construit il est immédiatement lisible et disponible. Un niveau jamais atteint par ce vin.**

Château de ROCHEMORIN Blanc 2005 (Pessac-Léognan) : Très belle définition. Ici, le boisé est encore présent, mais le vin a nettement gagné en définition, en complexité, en puissance, avec ce millésime.***

Château COUHINS-LURTON Blanc 2002 (Pessac-Léognan) : Nez très élégant, minéral, selon le style habituel du château, 100% sauvignon. Il est soutenu par une belle fraîcheur, qui lui assure un bel avenir. Disponible pour les dix ans à venir. **

LE COLOMBEY 2002 : Ce Bordeaux rouge sans prétention se présente avec un joli nez de fruits rouges, cerise notamment (merlot). Matière légère, souple. Le Bordeaux quotidien.

Château GUIBON 2003 (Bordeaux) : Le nez n'est pas très puissant, mais net et précis, sur les fruits rouges. Très bon équilibre entre le nez et la bouche. C'est cohérent, facile et sera prêt pour l'été.

Château BONNET rouge 2003 (Bordeaux): Très joli nez de fraise, framboise, cassis, évidemment très mûr. La bouche offre une bonne matière, avec des tanins souples mais un peu massifs. *

Château BONNET RESERVE 2003 (Bordeaux) : Belle couleur, profonde, dense. Le nez est bien mûr, sur des notes de fruits rouges et noirs. La bouche est très gourmande, ronde, souple, sans lourdeur, avec de jolis tanins ronds. **

Château TOUR DE SEGUR 2002 (Lussac Saint-Emilion) : Nez pas très puissant, unpeu fermé. La bouche est souple, fine. Les tanins commencent à évoluer. Beaucoup d'agrément.

Château COUCHEROY rouge 2004 (Pessac-Léognan) : Premier millésime vinifié au nouveau chai de Rochemorin, bénéficiant du tri mécanique par la machine "Tribaie", on l'attendait avec impatience. On n'est pas déçu. Le nez est superbe de netteté avec un fruit très pur. La bouche a gagné une belle profondeur. Tanins superbes. Délicieux. ***

Château BARBE BLANCHE 2003 : (Lussac Saint-Emilion) : Le nez est très mûr, gourmand. La bouche est très puissante, avec de la profondeur, des tanins très serrés. Un beau potentiel. **

Château de CRUZEAU rouge 2002 (Pessac-Léognan) : Le nez est très élégant. La bouche confime cette impression, d'une puissance moyenne. Les tanins commencent à se fondre. La finale est fraîche dans cet ensemble qui joue la partition de l'élégance.

Château de ROCHEMORIN rouge 2004 (Pessac-Léognan) : Le sut qualitatif noté avec Coucheroy est accentué ici. Le nez est très beau, net, marqué par l'élevage. Bouche élégante, sensuelle. Elle a incontestablement gagné en précision, en profondeur. Beaux tanins très fins. Très bien. ***

BASTIDE DAUZAC 2002 (Margaux, 2ème vin Château DAUZAC) : Bonne couleur, dense et profonde. Le nez est noble, élégant, très Margaux. Bouche tout en finesse, sur un corps "moyen +". Un peu fermé, il manque un peu de longueur actuellement. Les tanins sont très fins. **

LA CLOSERIE DE FOURTET 2001 : (Saint-Emilion Grand Cru, 2ème vin CLOS FOURTET) : Bonne couleur, dense et profonde. Le nez est extrêmement élégant, sans lourdeur. Belle harmonie entre les éléments. Très fin, c'est un très beau deuxième vin, qui s'appréciera pendant cinq à dix ans. **

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 18:04

Je viens d'apprendre le décès de mon maître René PIJASSOU, à 86 ans. Il était professeur émérite de l'Université Michel de Montaigne-Bordeaux III. Il avait participé à la rédaction du magnifique "La seigneurie et le vignoble de Château Latour" Histoire d'un grand cru du Médoc (XIVème-XXème siècle), ouvrage collectif publié sous la direction de Charles Higounet en 1974 (fédération historique du Sud-Ouest, Bordeaux). Ouvrage fondamental pour comprendre le "miracle" de Latour et pour connaître tout ce qui se trouve au fond d'un verre de ce grand vin, de géographie, de géologie, de terroir, d'Histoire, de passion humaine. Tout ce que bien peu, hélas, des gens qui ont les moyens de s'offrir du Château Latour sont capables de comprendre et d'apprécier. Il fit paraître sa thèse de géographie (et d'histoire ce que certains lui reprochaient) "Le Médoc" (Tallandier, Paris, 1980), somme quasi exhaustive en deux volumes qui détaille la formation aux différents épisodes glaciaires du début de l'ère quaternaire, des somptuex terroirs du Médoc.

Enfin, pour moi, il est l'un des deux hommes qui m'a révélé le Vin. Je me souviens en effet de cette journée du printemps 1974 où nous allâmes en compagnie de René Pijassou et Henri Enjalbert (le "decouvreur" du terroir de Daumas-Gassac, auteur de "Les Grands vins de Saint-Emilion, Libourne et Fronsac", "vérifier sur le terrain" les cours d'amphi. Visite de Brane-Cantenac, réception par M. Lucien Lurton (avec dégustation sur fût, c'était un peu difficile pour des palais novices). La tournée se poursuivit à Mouton-Rothschild, avec déjeuner sur place d'une grillade aux sarments accompagnée de "Grand vin de lie du Baron Philippe", c'est à dire le vin récupéré avec les lies lorsqu'on faisait les soutirages. On laissait décanter en barrique à nouveau, puis on soutirait encore. C'était ce vin, en fait du Mouton servant de vin de table au Baron Philippe de Rothschild, que l'on nous servit ce jour là. (hélas je n'ai jamais su le millésime servi). L'après-midi se poursuivit avec la visite de Cos d'Estournel assurée par le propriétaire, M. Prats, avec dégustation bien sûr. C'est ce jour là que j'ai eu la révélation du vin, comme on entre en religion, et je ne remercierai jamais assez ces deux grands Messieurs pour le cadeau extraordinaire qu'ils m'ont fait, puisque, quelques années après je décidais de me consacrer au commerce des vins.

C'est donc d'une pensée émue que je vois partir M. René Pijassou, grand analyste des terroirs bordelais, mais aussi un peu, mon "père spirituel".

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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 10:02

Nous aimons le vin, passionément, pour certains d'entre nous, nous avons fait de cette passion un métier. Pour que nos enfants, nos petits-enfants puissent connaître ces joies, vivre de cette passion, il nous faut surveiller de près et nous opposer à ce que trame la Commission Eurpéenne. Pour cela, je vous invite à aller visiter le site http://www.contrelesnaufrageursduvin.org. Je vous ai recopié la page d'accueil pour que vous en compreniez l'intérêt.

Campagne contre les naufrageurs du vin !

Confédération paysanne

Images de la campagne
je signe

Il y a actuellement 13503 signataires

Voir la liste des signataires

Appel ultime contre les naufrageurs du vin !   
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Pétition ouverte/en ligne du 14 octobre 2006 au 28 février 2007

> Téléchargez la version "papier" de la pétition

 

"Ils" l'ont écrit, les plus mercantiles ont fourni l'encre et le stylo, les théoriciens du libéralisme ont soufflé les arguments, des représentants professionnels ont cru y voir l'outil manquant à la compétitivité de la viticulture européenne, Bruxelles a parachevé le tout en couchant sur le papier le principe de la dissolution des particularismes culturels du vin.

De quoi s'agit-il ? Rien de moins que de légaliser au niveau européen "l'arrangement" de nos vins, afin de les rendre compatibles avec un standard de consommation imaginé par les spécialistes du marketing des grands alcooliers internationaux. On pourra aromatiser le vin, lui enlever de l'alcool, lui rajouter du glycérol, fermenter en Europe des moûts concentrés d'Argentine ou bien encore importer des jus de raisin pour fabriquer des "vins" suédois ! On pourra mélanger les continents et mettre en concurrence les misères afin de profiter de l'exploitation des travailleurs des nouveaux pays producteurs pour payer son vin moins cher en supermarché.

Les villages, les terroirs, les paysages, l'histoire, la culture, les femmes et les hommes des vignobles, les savoirs accumulés, les cépages localement domestiqués ou créés, le partage de la surprise des nouveaux millésimes, les subtiles distinctions des tours de mains ou des origines, le petit vin populaire savoureux, le beau Cinsault du Minervois, le taquin Fié gris de Touraine ou de Saint Bris, le viril Chenin sec, le séduisant Grenache de la vallée du Rhône, le distingué Pinot noir de Bourgogne, le confidentiel Len de l'el de Gaillac, les milles et un cépages de France, les cinq milles variétés du monde, toute cette richesse devrait disparaître pour faire place à l'uniformité et à la reproductibilité !

La dictature économique a mauvais goût ; elle veut tuer le vin dès la production par la mise en place de modes de culture intensifs et de techniques chimiques d'élaboration. Elle veut effacer le producteur de la mémoire du vin, pour laisser le champ libre à un produit défini selon des standards agroalimentaires.

Nous sommes dans une situation critique ; l'alliance du grand commerce et des lobbies anti-vin, avec la bénédiction de l'Union européenne, détruit le caractère paysan et singulier du vin. Elle s'emploie à casser sa légitimité culturelle, pour préparer la place à un grand marché mondial de boissons alcoolisées, au seul profit de quelques multinationales. Elle néglige l'humain et le social, sacrifiant l'emploi vigneron et le dynamisme des territoires qu'il fait vivre.

Allons-nous assister, impuissants, à la mort du vin et à la création de boissons enivrantes dépourvues d'humanité car seulement marchandise d'alcoolisation ?

Le vigneron relève de la plus ancienne alchimie ; celle qui transforme le minéral en sensoriel, celle du travail des générations qui construit des paysages, des usages, des symboles, celle qui crée du lien, donne du bonheur et du plaisir partagé.

Voilà pourquoi,

NOUS RESISTONS à un projet de réforme qui fait fi de la dimension culturelle, sociale, économique et environnementale de la viticulture et condamne le vin à l'insignifiance !

NOUS SOUTENONS une réforme qui applique au vin le principe d'exception culturelle et donne un avenir à la viticulture paysanne !

NOUS APPELONS à un grand débat public sur l'avenir de la viticulture et des vignerons européens.

 

 

Comité de parrainage

Christophe Alévêque (humoriste), Anémone (comédienne), Robert Aprin (vice président du collectif Prouvènço), Miche Balat (psychanalyste et sémioticien), Claudine Baschet (comédienne), Jean Bardet (chef restaurateur, Château Belmont,Tours), Miguel Benasayag (philosophe et psychanalyste), Pierre Bonte (journaliste), José Bové (paysan), Ramón Chao (journaliste et écrivain), Dominique Cabréra (réalisatrice), Jean-André Charial (vigneron et chef restaurateur, L'Oustau de Baumanière, Les Baux de Provence), Annick Coupé (syndicaliste), CharlElie Couture (artiste), Jean-Pierre Coffe (journaliste et écrivain), Yolande Curt (artiste sur bois, animatrice du collectif Prouvènço), Jean-Louis Comolli (cinéaste), Étienne Davodeau (auteur de bande-dessinée), Benoit Delépine (auteur et comédien), Yannick Delpech (chef restaurateur, l'Amphitryon, Colomiers), Raymond Depardon (photographe et réalisateur), Michel Favory (comédien, sociétaire de la Comédie Française), Roger Ferrari (syndicaliste), Jean Ferrat (auteur et interprète), Manuela Golub (politologue. Chargée de recherches C.N.R.S, Université Paris I), Jacques Hainard (directeur du Musée d'ethnographie de Genève), Jean-Paul Hébert (socio-économiste, Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris), Christian Jacquiau (économiste et écrivain), Raoul-Marc Jennard (économiste), Marc Jolivet (humoriste), Manu Larcenet (auteur de bande dessinée), Docteur Marie-Hélène Lottin (psychothérapeute), Jean-Jacques Lottin (directeur d'études de santé publique, ancien Vice-Président de la Société Française de Santé Publique), Carla Krüger (Attac, Allemagne), Jacques Le Divellec (chef restaurateur, La cuisine de la mer, Paris), Périco Légasse (journaliste), Marc Mangenot (socio-économiste, président des Amis de la Confédération paysanne), Daniel Mesguich (acteur et homme de théâtre), Edith Montelle (conteuse, vice-présidente de la société mythologique française), Marie José Mondzain (philosophe, CNRS) Thierry Morvan (journaliste), Véronique Nahoum-Grappe (Anthropologue), Jonathan Nossiter (cinéaste), Claudine Nougaret (productrice de cinéma et ingénieur du son), Aline Pailler (journaliste, France Culture), Ernest Pignon-Ernest (Peintre), Gustave Parking (humoriste), Jean-Pierre Poulain (sociologue), Olivier Roellinger (chef restaurateur, La Maison de Bricourt, Cancale), Pierre Richard (comédien et vigneron), Johan Sfarr (auteur de bande dessinée), Laurent Stocker (comédien, sociétaire de la Comédie Française), Jaume Tàpies (Président des Relais et Châteaux, El Castell de Ciutat, La Seu d'Urgell, Espagne), Jean-Louis Trintignant (comédien et vigneron), Lewis Trondheim (auteur de bande dessinée), Nicolas Vanier (écrivain,explorateur et paysan).

A vous de jouer!

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30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 17:19

Le 8 décembre dernier, nous étions quelques-uns à partir en "pélerinage" gourmand au Domaine de la Tuilerie, en Bas-Armagnac, où avait lieu le grand moment annuel : la distillation (en bus, pour plus de sureté). Comme le domaine est petit, trois jours suffisent pour produire trois pièces de ce qui deviendra un magnifique, un grand, Bas-Armagnac. L'alambic a été acheté il y a quelques années, car, avant 1986 c'est un distillateur itinérant qui venait opérer chaque année, comme dans de nombreuses propriétés de l'Armagnac. C'est un alambic en cuivre, bien sûr, fabriqué en 1949, qui fonctionne au bois. C'est un appareil rustique, à la simplicité biblique, qu'il faut démonter entièrement avant et après chaque utilisation. Colette et Jean-Louis, nos hôtes, ont choisi d'utiliser du bois de charme, à la chauffe douce et régulière. Jean-Louis Hugon, très pédagogue, se fait un plaisir d'expliquer le fonctionnement de ce bel appareil, qu'il faut savoir écouter, toucher, pour accompagner ce que la nature a offert cette année, différent de ce qu'elle avait offert l'an dernier. C'est un plaisir auquel il est difficile de résister, que de glisser son verre à la sortie du petit tuyau, et de humer les superbes arômes de poire et de prune de l'eau de vie blanche.

Mais ce pèlerinage est aussi l'occasion d'un repas très convivial où on déguste une superbe garbure, une salade de gésiers, une daube de noël (au vin blanc) accompagnée de pommes de terres sautées. Autour de la table, les conversations agréables et animées se multiplient. J'ai eu la chance de faire face à des amateurs venus de Suisse, sur la route de ...Lourdes.

A la fin du repas, après le café, on passe au "brûlot". Il faut dire que tout le monde attend ce moment, car il est à la fois spectaculaire et...délicieux. On remplit une bassine à confiture en cuivre d'eau-de-vie blanche, on ajoute un bon kilo de sucre, on mélange, on chauffe jusqu'à ébulition et on met le feu. Pour aérer la préparation, pour accélérer la combustion, chaque participant vient à son tour faire tomber en cascade le précieux liquide dans la bassine. A tout seigneur, tout honneur, c'est Jean-Louis et sa fille Lola qui donnent l'exemple. Puis, quand la moitié (enfin, presque...) de l'alcool a brûlé, on couvre la bassine pour arréter le feu, et on plonge dans le liquide fumant des écorces et des quartiers d'oranges. A déguster avec modération...autant que possible!

Plus tard dans l'après-midi, on passe encore à la visite du chai où dorment les millésimes passés, en cours de veillissement. Bien sûr, Colette Remazeilles est fière de faire déguster ses nectars, et bien sûr, ils sont sources de commentaires comparatifs et enthousiastes, d'autant que les dégustateurs ont abandonné leurs inhibitions éventuelles plus tôt dans la journée.

Heureusement le bus nous ramène vers Bordeaux, nous laissant le temps de retrouver calme et  quiétude. Je parierais qu'il y aura des amateurs pour revenir à la distillation, fin 2007. En attendant, j'espère vous avoir fait vivre ce superbe moment. Je remercie mon ami Alexandre de Montesquieu pour ses magnifiques photos, qui rendent, mieux que des mots, ces moments chaleureux. Par les temps de Prohibition qui nous menacent, il est heureux de pouvoir encore en connaître de cette qualité.

Bonne année 2007 à tous!

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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 16:47

Dégustés à Ambès le 18 décembre 2006.

Château MEYNEY 1997 Cru Bourgeois Exceptionnel de Saint-Estèphe : Belle couleur profonde, avec une très légère trace d'évolution en bord de disque. le nez est élégant, fondu. La bouche confirme cette impression, c'est souple, avec une matière assez riche, les tanins sont fondus. A boire dans les deux ans à son meilleur. *

Château PEYRABON 2002, Cru Bourgeois du Haut-Médoc : Belle couleur, très jeune. Le nez est un peu austère, sur les fruits noirs. La bouche est bien constituée, avec un retour agréable de fruits rouges. Tanins fermes en train de se fondre. Sera parfait dans l'année à venir, puis pendant 3 à 5 ans. *

Château FLEUR PEYRABON 2002 : Cru Bourgeois de Pauillac : Belle couleur, vive et franche. Le nez est très élégant, raffiné. La bouche, sans être massive, est bien constituée, la vinification a trouvé un bon équilibre, avec des tanins fins en finale. Bien typé Pauillac. **

Château GRAND MAYNE 2002, Grand Cru Classé de Saint-Emilion : Couleur encore très profonde, grenat foncé. Le nez est toasté, notes de café, de cachou. La bouche commence à se fondre. C'est plein, ample, tanins mûrs et soyeux, souples. Bien.**

Château MONBOUSQUET 2002, Saint Emilion Grand Cru (Grand Cru Classé au classement de septembre 2006). Très forte couleur, encore presque opaque. Le nez est très toasté, café, cachou, goudron. La bouche est très puissante, et cependant veloutée, ronde. Très impressionnant. Peut se boire ou se garder 5 à 10 ans. **

Château ROUGET 2002 : Pomerol. (D'autre part membre du Cercle Rive Droite) Cette propriété assez peu connue est située au bord de la haute terrasse de Pomerol (celle où sont situés les plus grands crus) sur le versant nord face à Lalande-de-Pomerol. Couleur profonde, le nez est également toasté, avec une bonne profondeur d'expression. La bouche est élégante. On notera un petit creux en milieu de bouche, vite dépassé par une bonne finale, élégante et suave. *

Château PETIT VILLAGE 2004 : Pomerol. Lui est situé sur les graves de la haute terrasse de Pomerol, au sud. Bonne couleur dense. Le nez est très élégant, bien mûr, mais non toasté, au fruit net, classique. La bouche est très élégante et équilibrée, tanins de classe. Belle bouteille d'ici deux à  cinq ans, avec une bonne longévité prévisible. Cette propriété semble retrouver un style et une place un peu effacés dans la décennie '90. **

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Published by roger lévy - dans notes de dégustation
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